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Je n’ai pas de plan de carrière, des buts personnels plutôt…

Dans un monde de business ou on parle de mentorat et coaching à qui mieux mieux, j’ai honte d’avouer que d’un bout de la lorgnette ou de l’autre, ça ne me dit rien. J’ai bien aimé participer à la démarche que propose Marie-Chantale Turgeon dans La vie est fascinante, mais les plans de carrière, très peu pour moi. Je n’ai jamais eu de coach ou de mentor et je ne souhaite pas en être un. Qu’auriez-vous à apprendre de mon parcours? Vous me le direz…

Encore 3 heures plus tard, après le montage au crayon, le grattage à la lame et le passage à la gomme arabique additionnée d'acide nitrique.

Une autre passion découverte sur le tard : la lithographie sur pierre… Vous voyez ici la pierre dessinée au crayon gras et grattée avec l’impresion

Ce week-end, je répondais à un sondage visant les diplômés de l’UQAM. Les questions portaient sur la disparité entre mon parcours et ma carrière actuelle, « ma formation en arts est-elle en cause? » demandait le questionnaire. Non, j’ai travaillé principalement en communication, car il y a plus d’appelés dans ce secteur que dans celui des institutions culturelles pour des postes de commissaires d’exposition ou de conservateurs de l’art moderne. On demandait aussi, si à titre de diplômé, j’aurais des besoins de coaching ou de mentorat ou encore si j’aimerais participer à des programmes dans ces domaines. J’ai répondu «non». Je me permets de douter de ma patience à l’égard de ce type de démarche…

La vie est une série d’apprentissages (à moins d’être rigide et fermé)

Je crois fermement qu’on ne cesse jamais d’apprendre, sauf si avec l’âge on devient rigide et opposé au changement, alors c’est foutu. Si l’on m’avait demandé il y a 20 ans, où je me voyais dans la quarantaine, je n’aurais jamais pu imaginer le chemin que j’ai parcouru jusqu’à maintenant. Depuis mon enfance, une seule chose a toujours importée : l’art et la littérature. J’imaginais qu’adulte je serais peintre et que j’écrirais des romans. J’ai commencé à peindre vers 7 ou 8 ans, j’ai étudié en arts visuels au cégep, puis en littérature française à l’université. Comme je veux toujours apprendre autre chose, après le baccalauréat en littérature, j’ai fait un certificat en enseignement collégial, puis un autre en histoire de l’art. En plus d’une maitrise en études des arts de l’UQAM, j’ai même presque complété un diplôme de deuxième cycle à HEC…

Mais en secret, je rêve toujours d’être peintre et de publier mes petites fictions.

Communication et médias sociaux? Parce que j’aime apprendre.

Difficile de cacher son âge quand on a connu le floppy...

Difficile de cacher son âge quand on a connu le floppy…

Pourquoi les communications et les médias sociaux? J’étais doué pour les exposés et les présentations depuis le primaire et dès que les ordinateurs ont fait leur apparition la fascination de l’écran m’a gagnée. En 1987, mes parents ont acheté un Packard-Bell avec floppy disks et je me suis mise à passer plus de temps sur cet écran noir et jaune que tout notre famille. Dès que le Web a été disponible dans les universités, j’ai commencé à m’y intéresser sans même penser à ce que cela pourrait avoir comme impact dans une carrière. À cette époque, ça me garantissait surtout des contrats de mise en page de documents et de recherche, car peu de gens savaient utiliser les ordinateurs.

J’ai ensuite commencé à travailler pour des organismes culturels, où mon talent ou instinct pour faire la promotion d’un événement à été vite repéré. Je faisais de la radio, j’ai même écrit pour Voir et pour plusieurs magazines spécialisés en arts visuels. Mon talent à rédiger des pré-papiers ou des critiques (pas trop sévères pour ne pas nuire aux ententes publicitaires) n’avait rien d’exclusif, aussi charmante que ma plume puisse être, ce sont donc plutôt mes compétences en relations avec les médias qui dès 2000 m’ont apporté de plus d’offres d’emplois.

Comment trouver un job? Euh, en essayant…

Un jour, Paul Wells, un ami connu quand j’étais relationniste du Festival d’été, à qui je disais que j’étais chanceuse côté boulot, m’a dit «those who work the harder, get the luckier». En fait, je serai honnête avec vous, depuis 2001, je n’ai pratiquement jamais suivi de processus d’emploi avec cv, entrevue-s, tests et tutti quanti, sauf pour le poste d’agente principale des relations médias au Musée des beaux-arts du Canada en 2005 –nouvellement arrivée à Ottawa, j’ai répondu à une annonce – et pour celui RECYQ-Québec (j’avais vu le poste temporaire affiché sur leur site), pour les autres, des chasseurs de tête ou des consultants des organisations m’ont demandé de postuler. Cela dit, je n’arrête jamais de bloguer, de participer à des comités, de faire du bénévolat pour des organismes culturels, c’est probablement lié à cette chance côté boulot.

Comme il y a toujours une exception, j’ai aussi suivi un processus d’offre d’emploi pour un job en communication à la SODEC en 2011 sans avoir été sollicitée et après avoir réussi les tests de rédaction, passé les entrevues, je n’ai pas eu le poste. J’avais pourtant cosigné un livre sur les médias sociaux, été relationniste d’une grande institution culturelle canadienne, travaillé pour une société d’État québécoise et fait mes preuves à la ville de Montréal comme porte-parole. Faut-il en déduire qu’être reconnue dans son domaine ne garantit pas toujours un job? Probablement.

Enseigner ou dispenser de la formation contient une forme de mentorat

J’adore dispenser de la formation et enseigner, car l’apprentissage est tout autant pour moi que pour les étudiants qui assistent aux cours. Les démarches de mentorat me rebutent, car je ne crois pas beaucoup au transfert d’expérience par des conversations. Dans un rapport de travail, oui, dans un cours où les évaluations sont bien pensées oui, mais en mentorat ou en coaching, ça ne me dit rien, ça me parait artificiel. Peut-être n’aie-je juste pas la générosité nécessaire (quoique mes étudiants pensent peut-être autrement), mais il m’est arrivé même dans des démarches de coaching ou j’étais rémunérée de trouver le tout plutôt factice. J’ai même eu de très fâcheuses expériences où des personnes sont devenues très exigeantes dans leur demande de coaching, au point où j’ai eu l’impression que non seulement elles n’avaient pas encore les connaissances nécessaires pour accomplir une tâche, mais qu’elles se reposaient entièrement sur moi pour exécuter leur mandat.

Un guide de vie? Peut-être…

Je crois à la formation de la personne, à l’idée que par l’enseignement ou la formation on peut transmettre la passion de savoir et de se développer professionnellement et personnellement.

Par ailleurs, j’ai un ami, ex-collègue de Québec New York, Roch Landry qui pratique le coaching de vie, ça lui va à ravir, car il a cette capacité de se réinventer à chaque décennie. Je l’ai connu chargé de projet et entrepreneur dans le secteur alimentaire, puis artiste peintre. C’est peut-être le seul coach que je consulterai quand je déciderai enfin de me consacrer à la peinture…

 

 

Le spectacle ou le message : attention aux mots qui frappent!

Les mots qui frappent et ceux qui piègent sont parfois les mêmes... Oeuvre de Ben Vautier, 1992, ben-vautier.com

Être un bon communicateur, c’est prendre le pouls de l’auditoire et adapter au besoin son message pour atteindre sa cible. Quand on veut capter l’attention, on utilisera l’humour, un franc-parler qui fait image, voire qui choque un peu. Mais attention, c’est une arme à deux tranchants, le maire de Québec, Régis Labeaume, en est un bon exemple, car entre dire le fond de sa pensée avec transparence et se nuire, il n’y a parfois qu’un pas.

Je pensais à tout ça, en me rappelant Ted Sorensen, décédé la semaine dernière, dernier témoin de l’administration Kennedy et dont j’utilisais les judicieux principes pour enseigner la rédaction de discours à mes étudiants de la Cité collégiale à Ottawa. Sorensen, conseiller politique et rédacteur, recommandait d’utiliser un langage simple ponctué de formules enlevantes et de faire quelques plaisanteries pour «connecter» avec la foule. Il a aussi raconté comment parfois une plaisanterie maladroite vole le spectacle et devient la seule chose qu’on retiendra d’un discours. C’est arrivé à Kennedy qui devait raconter qu’il avait pris un taxi afin de ne pas être en retard. Il a poussé un peu plus, ajoutant que plutôt de donner un gros pourboire au chauffeur en lui demandant de voter démocrate, il lui avait donné un petit pourboire en lui demandant de voter républicain. Personne n’a saisi l’ironie et les journalistes ont rapporté cette histoire comme étant vraie. Ouille!

Un politicien a un devoir de respect de la démocratie dans ses actions et ses déclarations. Quand il prend la parole (et Ted Sorensen le prône aussi) ses mots doivent inspirer la vertu et la justice. S’il montre ouvertement des préjugés contre sa fonction publique, contre certains individus, comment pourra-t-on être assuré qu’il exerce une gestion saine et juste? On ne le pourra pas.

Dans le cas du maire de Québec et des déclarations sur l’incompétence de ses fonctionnaires − peut-être qu’un maire qui ne sait pas ce que ses fonctionnaires font n’est pas à ses affaires − comment pourra-t-il prétendre gérer ses directeurs avec impartialité après s’être ainsi commis dans les médias? Il ne le pourra pas, il a révélé un biais et donné des armes à la partie accusée pour crier au préjudice.

Être authentique, avoir son franc-parler c’est bien beau, mais il faut aussi savoir s’adapter à son public pour que le message passe… Car donner un bon show, être partout c’est revalorisant, mais quand les blagues priment sur le message, on rame en vain.

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Secrets’s from JFK’s Speechwriter pour lire les trucs de base de Sorensen

Le franc-parle de tonton Labeaume, Jean-Simon Gagné, Le Soleil

Trois trucs faciles pour se débarrasser de son conjoint…

Rodin, Le baiser, 1888. - Les grands débuts, nus, pas de portefeuille, pas d'ambitions, alors que tout allait bien...

Si la recette du bonheur conjugal vient en différentes saveurs, les ingrédients de l’échec semblent être souvent les mêmes. Mais oui, l’argent, les activités, le sexe. Cela dit, si vous souhaitez vraiment vous planter, je vous propose trois principes de base à ne pas négliger. Il sont inspirés pour le ton de Dominique Noguez et pour le fonds de mes conversations entre amis.

1. Vous avez toujours raison. D’abord soyez magnanime : l’autre doit se faire expliquer les choses, il ne sait pas.  Et là, tout est dans le ton, optez pour les soupirs, les « tutt-tut-tutt ». Ensuite, si ce principe est enfreint et que l’autre se pique d’avoir des idées, allez-y pour l’option passive-agressive : dites oui aux petites demandes et aux « caprices » de votre douce moitié, mais ensuite oubliez votre engagement ou prétextez avoir été trop occupé, car vous aviez tant à faire. Si votre vis-à-vis proteste ou fait état de vos nombreux « loisirs », contentez-vous de secouer la tête pour montrer votre accablement. Toutes ces demandes vous en mettent trop sur le dos, vous avez besoin de détente et, partie non négligeable, la victime (vous) a toujours raison.

2. Tout est plus compliqué qu’il n’y paraît. Votre exigeante moitié a des rêves. Faire du sport ensemble, ça serait bien non? Certainement répondrez-vous, mais pas à moitié, il faudra le faire comme il faut. D’abord, question d’argent, il faudra s’équiper correctement. Ensuite, la rigueur, il faudra être prêts pour l’effort dès 6 h du mat’, ne jamais faiblir, sinon ça ne vaut pas la peine d’y penser. Si votre conjoint-e n’a pas abandonné devant ces objectifs à rencontrer, ne soyez pas inquiets, ça viendra. Vous pouvez ainsi rendre irréalisable tout rêve ou engagement normal de couple. Vous voulez un autre exemple? Les enfants, mais OUI, si tu peux assurer toute la sécurité financière de la famille, car on ne sait jamais ce qui peut arriver et si tu t’y consacres totalement, parce que, comme tu le sais, je suis très occupé. Les vacances dans le Sud? Mais OUI, si tu peux tout arranger… Mais comme je suis très occupé, j’irai si je peux.

3. Être seul c’est bien, à deux c’est mieux… ? C’est la dernière étape du processus. Comme vous avez toujours raison, l’autre sait qu’il n’y a plus lieu de négocier. Et, comme faire des activités en couple ne demande rien de moins que la perfection, l’autre a compris qu’il vaut mieux ne rien faire ou le faire sans vous. Vous avez bien martelée cette réalité dans sa tête, en faisant faux bond aux plus petites obligations, spectacles (zut, tu as payés les billets, mais je n’ai plus le temps), soupers de famille (ça me fait plaisir d’y être, mais j’arriverai trop tard pour te donner un coup de main), alors l’autre a compris qu’il ou elle a maintenant le statut social de célibataire, mais sans la liberté qui va normalement de pair… À ce point, votre douce moitié devrait comprendre, et l’idée de reprendre les rênes de son destin devrait alors s’imposer.

Et au pire si elle ou il ne comprenait pas, vous aurez au moins un esclave pour payer les comptes et faire le souper pendant que vous êtes trop occupé.

Pour arriver vite à la séparation et enfin avoir la paix, il ne faut pas oublier de gérer l’argent et le sexe en gardant en tête qu’on a toujours raison, que tout est compliqué et qu’on est seul à bord.

Festival d’été de Québec: tuer une mouche avec un bazooka…

La chanson française à peu d’avenir, disait-on dans Le Devoir en citant Dominique Goulet la nouvelle directrice de la programmation du Festival d’été de Québec.

Il y a maintenant dix ans, j’ai côtoyé Dominique au FEQ, c’était une super collègue, une fille qui travaille fort. Donc, si je comprends son besoin de défendre le Festival, tout ce discours sur la mort annoncée de la chanson française est très maladroit, comme s’il fallait tuer un phénomène culturel pour expliquer un changement de cap. Une communication claire sur les motivations réelles de ce changement aurait été nettement préférable.

La journaliste du Devoir, Isabelle Porter, allait aux renseignements car la programmation du Festival d’été de Québec a fait beaucoup jaser: certains se réjouissent de la venue des Iron Maiden et Rammstein, les familles ont hâte de vivre l’effervescence apportée par les arts de la rue, alors que d’autres sont outrés du faible nombre d’artistes d’expression française. Il faut préciser que le Festival a déjà eu une mission plus axée sur la musique  francophone. Par exemple, les Prix Miroir s’appelaient auparavant les Prix Miroir de la chanson francophone et étaient remis à des artistes d’expression française ou provenant de pays de la francophonie. Mais les priorités des gouvernements ont changées depuis…

Le Festival a été créé en 1968, dans une époque faste pour la Francophonie internationale, avant la Superfrancofête de 1974, tandis que se multipliaient les organismes de célébration et de défense de la langue française et qu’au Québec le PQ amorçait son ascension. Disons que le contexte culturel, politique et d’affaires a bien changé et le Festival s’est positionné selon la nouvelle donne.

Un virage Web, ce n’est pas l’affaire d’un seul conseiller…

Partout, on voit encore des entreprises qui n’ont pas un site Web performant et qui cherchent néanmoins à embaucher un gestionnaire de médias sociaux pour être dans le coup. Cela m’a fait réfléchir, car une fois de plus on se laisse éblouir par la nouveauté, mais on construit sur des fondations instables.

Le Web et les communications… 12 ans plus tard…
Au cours de la dernière décennie, mon travail de communicatrice-relationniste à grandement évolué, suivant le développement du Web. En 1999, comme j’avais participé à la réalisation de quelques sites Web, on me confiait la rédaction des textes et la supervision de la publication des documents dans Internet. Le Web était alors une de mes tâches. Par la suite, en relations médias, on m’a demandé de travailler avec les concepteurs Web pour développer des salles de presse qui seraient conviviales et tant qu’à y être, m’assurer que la page d’accueil du site soit efficace… C’était en 2003, aujourd’hui le poste d’éditeur de la page d’accueil d’un site existe dans les grandes entreprises médiatiques. Le Web a continué de gagner du terrain et j’ai compris que pour implanter un une stratégie Web dans une entreprise, je devais diriger une équipe ou être consultante. Bref, il me fallait une certaine latitude.

C’était il y a presque quatre ans, avant WordPress MU, avant l’explosion des médias sociaux. En 2010, le site Web d’une entreprise devrait être la porte d’entrée de tous ses services, sa voie de communication, avec pour soutien les vecteurs de diffusion que sont les réseaux sociaux. Dans ce contexte, tous les outils de communication − communiqués, publicités, messages vidéo et tutti quanti −  devraient être conçus et optimisés pour une utilisation sur le Web (voir le texte Michelle Blanc sur le communiqué optimisé) et une mise en valeur par les réseaux sociaux d’une entreprise.Vous qui surfez jusqu’ici vous dites peut-être : «mais c’est déjà comme ça partout non?» Non, justement.

Le site Web? Oui, là où on dépose des documents à la fin d’une opération…
Dans certaines entreprises où j’ai œuvré le tournant était encore à prendre. Dans certains cas le Web était complètement sous-traité à l’externe ou encore, il était négligé et utilisé comme une archive pour les documents déjà diffusés. Ce qui sous-tend que le Web et les relations publiques traditionnelles se trouvaient encore séparés et que la plupart des outils de communication étaient conçus sans une réflexion pour leur intégration Web ou leur diffusion via les réseaux sociaux. Comment cela est-il possible? Il suffit de voir le Web et les réseaux sociaux comme un «dossier» à mener, au même titre que la production du rapport annuel ou de la pochette de presse qu’on fait réimprimer deux fois par année. Mais voyez-vous, le Web et sa suite d’outils, c’est une façon de faire, pas un dossier. En ce sens, comme pour les omelettes, on ne peut pas être performant côté Web sans casser quelques œufs… ou si vous préférez casser un peu ses outils et ses processus.

Le conseiller communications Web, un hybride alliant la stratégie et le maniement du Photoshop…

Cela n’est sûrement pas encore compris, car je vois çà et là apparaître sur les sites de recrutement des offres d’emploi à titre de conseiller Web pour des entreprises qui souffrent d’un grave retard dans le domaine. Les tâches de ce faiseur de miracles incluent souvent la stratégie Web (puisqu’on n’en a pas encore), le plan d’utilisation des médias sociaux, la mise à jour du site et, pourquoi pas, le montage des vidéos. Bref, un candidat fourre-tout qui pourrait être directeur ou coordonnateur Web, mais qui sera aussi technicien et soutien administratif. Je doute fort que cela soit possible, voire souhaitable.

Quel sera le résultat? Il est fort probable que peu de choses avanceront, car si on considère le conseiller Web comme technicien, on lui confiera des tâches techniques et son expertise ne sera pas utilisée à bon escient.

Quelle est alors la solution? Vous pourriez travailler avec un consultant, le temps de comprendre qu’il vous faut un stratège ou coordonnateur Web et un technicien qui l’appuie, pour vraiment entreprendre votre virage. Parce qu’un simple conseiller ne peut faire virer le paquebot à lui seul. Tout le monde doit être à bord, la direction doit s’intéresser au virage et il faut investir du temps… Allez lire ce texte sur Mashable et dites-vous bien que ce qui s’applique aux médias sociaux, soit l’engagement de toute une équipe, s’applique à vos présences Web dans leur ensemble.

Si vous êtes vraiment perdu allez consulter le Guide des meilleures pratiques du Web, vous constaterez d’abord qu’il existe déjà une façon de procéder et plusieurs profils d’expertise.

Sur le même sujet :

Mon billet : Deux erreurs à éviter pour faire votre entrée sur les médias sociaux.

MAJ – Michelle Blanc nous rappelait aujourd’hui qu’une présence sur Facebook ou sur un média social ne pouvait pas se substituer à une présence Web solide incluant un site et des blogues. Avez-vous hâte que notre livre sorte en septembre? Moi oui!

Faire un livre en 10 semaines et des poussières…

Dix semaines et quelque 130 heures de travail plus tard, je peux enfin dire que le livre est fini. Il reste la révision linguistique, la mise en page et l’impression avant de faire ouf!, mais j’ai fait ma part. Ce, même si nous vous réservons encore des surprises dans la présentation… Cela dit, je dois déterminer ce que je veux tirer de cette expérience. En communication, il y a belle lurette que je peux trouver du boulot facilement et j’ai relevé ce défi pour changer de carrière, je dois donc me fixer des objectifs.

Un livre d’affaires, surtout sur un sujet en constante mouvance comme les médias sociaux, doit sortir rapidement. Michelle et moi avions préparé le plan en décembre, dans le but de le présenter aux éditeurs, puis en février nous avons choisi un éditeur qui encadrerait ce projet. À ce moment, je travaillais toujours à plein temps et j’essayais de négocier une réduction de mes heures ou un congé pour accomplir ce travail dans des délais raisonnables.

Aucune de ces options n’étant possibles dans mon contexte d’emploi, j’ai laissé mon travail pour réaliser ce mandat dans de bons délais. J’ai aussi offert à mon ex-employeur de mener à bon port certains dossiers à titre de consultante, ce qui à mis quelques mois à se concrétiser, au profit du livre.

La commande: mettre en forme et corriger 35000 mots en 10 semaines

Si vous avez lu les billets de Michelle à ce propos, notre plan comptait six chapitres, plus un préambule et une conclusion rédigée par Michelle à sa manière, pour un total de 35000 à 40000 mots. Depuis, un lexique et des tableaux se sont ajoutés.

Le défi: une première dans le genre

D’autres blogues ont été publié, dont Mère Indigne, Lucie le chien et Un taxi la nuit, mais à ma connaissance aucun blogue d’affaires québécois n’avait été publié sous forme de livre. Ma mission demandait d’amalgamer plusieurs billets sur un sujet écrits à des époques différentes, ce qui requérait de mettre à niveau le style et de mettre à jour et de valider les renseignements dans un domaine qui change à chaque trimestre.

La difficulté: transposer des écrits Web sur un support papier

Les quelques lapalissades sur le blogue que vous reconnaîtrez ici, ce sont souvent avérés de vrais casses-têtes pour transposer les propos du blogue au format imprimé.

La spécificité du blogue est de mettre en hyperlien ses références. On cite de courts extraits, jouxtés à un lien, pour que le lecteur puisse bénéficier de la source complète qui a inspiré le blogueur. Dans un livre, ces sauts d’une source à l’autre ne sont pas possibles. Il faut donc résumer le propos de la source mise en lien, puis insérer une citation (parfois il faut aussi traduire, comme beaucoup de textes sont en anglais) et mettre des références complètes en bas de page. C’est le retour aux règles de l’essai.

Une autre tactique communicationnelle du blogue est de référer à des billets antérieurs, de faire des mises à jour, de répéter une information pour l’enrichir. Alors que dans un imprimé, on essaye d’éviter de se répéter, pour plutôt référer à ce qui a été dit précédemment.

Les statistiques du travail accompli

De 10 à 15 billets tirés du blogue de Michelle pour chaque chapitre + plus la dizaine de sources qui sont mises en lien dans chacun et les sources externes pour appuyer le tout.

En moyenne 6000 mots par chapitre compte et a demandé environ 15 à 20 heures de travail (édition, réécriture, transition) pour la première version.

Au total près de 130 heures pour les différentes étapes de mise en forme (conciliation des chapitres, liens bit.ly etc.), la constitution du lexique à la toute fin du projet etc., sans compter les réunions etc.

Plus le temps de la directrice littéraire et celui de Michelle.

Michelle vous dirait qu’en plus il faut ajouter plus de quatre pour la constitution des archives de son blogue… Tout a bien été, mais c’est du travail quoi!

MAJ –  Pour continuer mon processus d’affirmation et pour ceux que ça intéressent, non seulement je travaille fort et bien, mais je suis bien payée pour le faire…  Tant qu’à y être, je vous précise que Michelle est une as de la négociation de cachet et dans ce cas-ci elle m’a donné la moitié de l’avance et elle me paiera des redevances sur les droits d’auteurs.

Gap, je like tes rabais, mais force-toi un peu…

Je vous fais grâce de toute l'image que j'ai capturé, car elle était composée de gif multiples.

Gap, c’est la branchitude universitaire, les jeans qui font bien, les six saisons annuelles  − chez Gap il y a toujours une saison de plus après l’hiver et après l’été. Depuis peu je reçois les courriels promotionnels de Gap, tout cela est bien mignon, Gap Canada me propose l’information en français, tout est traduit impeccablement, bref, jusque-là ça va. Le problème, c’est qu’une fois m’a-t-on attirée avec un 30 % de rabais, on me demande pour l’obtenir, d’imprimer un courriel en couleurs et de le présenter dans un magasin près de chez moi…

Je le sais qu’en publicité on aime les belles mises en page en couleurs avec photo et lettrage à la mode, mais là c’est un courriel et qui plus est, un courriel que je dois imprimer. Alors Gap, propose-moi donc une version coupon avec code-barre en noir et blanc, peut-être même une version électronique que je pourrai présenter de mon iPhone à la caisse du magasin près de chez moi. Tu as même déjà fait un concours d’applications iPhone, dont une incluait l’option des coupons… J’ai le sentiment Gap, que ta clientèle universitaire cool, friquée pas tout à fait hipster, mais assez branchée a un téléphone intelligent. Même les amies qui habillent leurs petits chez Gap Kids ont l’équipement nécessaire, ne t’en fais pas.

Mais de grâce Gap, ménage l’environnement et pense autrement qu’avec un esprit de circulaire imprimée et de petit flyers en papier «quatre couleurs process». Et si vraiment, tu le fais pour me rassurer, parce que tu as peur qu’à mon âge je sois tout juste capable d’ouvrir un courriel, ne t’en fais pas, car si j’étais aussi dépourvue, je ne pourrais pas non plus imprimer ton courriel composite d’images en couleurs.

Tu vois bien qu’on peut se comprendre, c’est si simple.

La peur de Facebook

Cette semaine, je répondais à un collègue de la fonction publique qui se questionnait sur les possibilités de faire face à la des attaques diffamatoires sur Facebook. Je lui ai d’abord demandé : pourquoi sur Facebook plus que n’importe où ailleurs sur le Web? Puis, je lui ai fait remarquer que Facebook était comme un club social et qu’il existait à même le système la possibilité d’effacer un commentaire non à-propos, voire de dénoncer un usager abusif.

Oui, Facebook a le dos large : le réseau social a pris la place dans l’imaginaire collectif de la mémère du canton qui écoutait su’à ligne, du stooleux qui prenait des photos de ses voisins en arrêt de travail occuper à pelleter, pour les envoyer aux médias et ainsi leur faire perdre leurs prestations. C’est que voyez-vous, les commères et les paniers-percés n’ont pas attendus l’ère des médias sociaux pour se faire aller le clapet ou envoyer des enveloppes brunes ici et là.

Malgré cela, on parle de menace, on explique partout à qui veut l’entendre – et surtout à ceux qui souhaitent une raison de ne pas se perdre dans les médias sociaux – le danger qu’ils courent sur Facebook. Pourtant, s’il y a une chose que Facebook n’est pas, c’est un réseau ouvert. Avec les avantages que cela a pour les usagers et les désavantages en termes promotionnels que cela peut comporter (Michelle l’explique très bien ici).

Il existe sur Facebook des paramètres de confidentialité par lesquelles vous déterminez qui a accès à quelle information de votre profil. Vous pouvez aussi refuser d’être identifié sur une photo – il suffit de cliquer sur « supprimer l’identification » ou le tag – au bas de la photo. Si vous prêtez attention à vos paramètres de confidentialité, votre profil ne sera visible qu’à vos amis et vous pourrez choisir de donner ou pas certains renseignements aux abonnés qui font une recherche grâce à l’outil de Facebook. Si, malgré tout cela, vos photos se retrouvent dans les mains des médias, c’est qu’un de vos « amis » les aura envoyées…

Ne vous est-il jamais arrivé, d’être pris en flagrant délit de commérage ou encore qu’un détail de votre vie privée soit révélé de façon inopportune par une grande langue? Peut-être que oui ou sinon vous connaissez sûrement quelqu’un à qui c’est arrivé, parce que le sport de l’écorniflage est vieux comme le monde…
la-piscine-nov-2009-0541
Les causeuses de Camille Claudel, 1894

Communicateurs et Web 2.0

Depuis 2007, quand une entreprise m’aborde pour un emploi ou un contrat c’est en général pour que je mette à jour ses communications externes. Avant cela, on m’engageait pour faire des relations médias et de la promo, en se disant que ça pourrait être utile d’avoir une communicatrice capable de proposer des outils 2.0 ou d’évaluer un plan de communication intégrant un volet web et des fonctions interactives. Mais souvent, une fois sur place, je devais commencer par faire prendre aux outils de communication en utilisation (communiqués, avis aux médias, courriels aux médias) un tournant rédactionnel web adapté aux nouvelles réalités tant à l’émission (moyens d’envoi, courriel etc.) qu’à la réception (lecture à l’écran ou sur un téléphone).

Le Web 2.0, les médias sociaux, ce sont des façons de faire soutenues par des outils Web. La palissade  me direz-vous? Peut-être pour mes copains de Yulblog et Yulbizz, mais pour le milieu des communicateurs, il reste souvent encore du chemin à faire. Alors, pour qu’un chargé de communication (coordonnateur de projet, directeur ou autre) puisse mettre en oeuvre des initiaves dans le domaine, il faut plus qu’une agence pour lui faire un plan. Il faut que le communicateur prenne le temps d’expérimenter avec les blogues (aller en lire et commenter est un bon début), Twitter, Facebook, Youtube et les autres. Je dis bien expérimenter, pas devenir un expert, car cela n’est pas nécessaire. Mais avec les cas que nous voyons, il est clair que les agences qui se disent capables de faire des stratégies 2.0 et tutti quanti sont parfois juste un peu plus avancées que le client qui les embauche pour être guidé.

Donc, pour comprendre la mécanique des stratégies web, pour savoir comment utiliser les médias sociaux et voir tout leur potentiel, il faut se créer un profil d’utilisateur, se trouver des contacts et jouer un peu avec les différentes fonctions de base – partager des liens ou des images, commenter, échanger etc.

De là, le communicateur ou maketeur peut au moins prétendre avoir une compréhension superficielle du phénomène. Sinon, tout lui passe sous le nez et il acquiesce pourvu qu’on lui mette les bon mots-clés en gras interactivité, forums, 2.0, 2.0, 2.0, médias sociaux, vidéo virale…

Expérimentez donc, à raison de 30 ou 40 minutes par jour et après deux semaines, vous saurez au moins ce que les utilisateurs font sur ces réseaux et là, une agence pourra vous expliquez comment atteindre vos objectifs grâce à ces outils.

Et, si vous considérez avoir autre chose à faire ou plein de bonnes raisons pour ne pas toucher à ça, alors, il est probable que vous ne soyez pas prêts à prendre le tournant.

Conversation sur la communication

Fille > Je ne suis pas certaine que j’aime ça… Je suis un peu ambivalente.

Gars > Non, mais… tu peux pas…

Fille > Ben là,  je peux dire que je n’aime pas quelque chose… T’es pas obligé de dire non et de contre argumenter tout ce que je dis.

Gars > Non, c’est absolument faux, je ne fais jamais ça!

Fille > Whatever…