Kondition pluriel, la suite…

Comme je vous le disais un peu plus tôt, Kondition pluriel met à l’avant-plan de sa recherche art techologique, interactivité et art chorégraphique.

D’entrée de jeu, je vous le dis : j’aime les expériences particulières quand il est question de théâtre ou de multimédia. C’est pourquoi j’ai vu tant d’expositions et de spectacles mariant théâtre, danse et arts technologiques. J’étais donc assez enthousiaste et prête à relever le défi.

Pour cette première, on avait demandé aux spectateurs de réserver un départ afin de faire le circuit en petit groupe. En attente dans le lounge, des écrans nous permettent de voir ce qui se trame dans la salle de spectacle.  C’est ainsi qu’en papotant, nous découvrons que les spectateurs actionnent des dispositifs interactifs – des gradateurs, sous forme de molette, plaque au sol à activer du pied ou bouton coulissant – qui modifient l’intensité des projections dans la salle. La danseuse circule parmi les spectateurs, revêtue d’un costume qui me rappelle Tron, une impression qui se verra appuyée par certains graphiques projetés sur les larges écrans qui cernent la salle.

C’est notre tour d’entrer. Dans la salle, nous constatons que plusieurs sources de son diffusent des soliloques, souvent des anecdotes banales, rapportées sous le ton de la confidence, auxquelles semble répondre la danseuse. Tout au long des quelque 20 minutes où j’ai déambulé dans le décor, je ne crois pas avoir perçu d’éléments rythmiques ou dansés. Ah, si peut-être en fin de parcours alors que la danseuse, allongé sur le sol, crépitait littéralement comme un androïde en panne. Décidement, ce spectacle me porte à la référence sci-fi

J’ai essayé tous les dispositifs qui étaient à notre portée pour comprendre ce qu’ils modifiaient. Je n’ai perçu aucun autre effet que la modification de l’intensité des projections et parfois, j’ai cru modifier le son. Quant au costume de la danseuse, muni de senseurs, certains se sont aventurés à les toucher sans énormément de résultats. Comme mes copines s’étaient ésquivées, je suis finalement sortie.

Ma conclusion est que l’expérience est intéressante, mais gagnerait à être plus explicitée, afin d’en prolonger la durée. Car pour ma part, je ne suis pas certaine d’avoir assisté à des moments marquants de ce travail. Les décors et le costume sont intrigants et réussis, l’idée de départ séduisante, mais lors de mon passage, les spectateurs étaient bien loin d’interagir avec force. Le tout m’a rappelé, certaines expériences multimédias de Recto-Verso ou l’art technologique qui se fait à la SAT.

Si vous avez vu le spectacle, je vous invite à laisser un commentaire, peut-être aurez-vous vécu une expérience différente… 

Nadia Seraiocco

Spécialiste relations publiques et médias sociaux | conférencière | blogueuse