On respire un bon coup !

À la fin de la semaine dernière, les collaborateurs du babillard Pssst étaient tous fort occupés à déblatérer sur les relationnistes. Pourtant, le jeu des relations publiques est beaucoup plus complexe que leur assertion selon laquelle « relationniste = menteur compulsif ». Il faudrait aussi mettre en question le discernement de nos journalistes qui, sans plus de vérification, gobent n’importe quelle nouvelle sensationnelle et en font leurs choux gras. J’ai déjà vu un tabloïde de Québec publier une stupide histoire de revenant sur le bord de l’autoroute, sans se soucier de l’invraisemblance de la chose, qui s’est avérée, on le devine, être un canular basé sur la légende presque millénaire de l’autostoppeur fantôme.

Quant aux menaces de Bin Laden, je n’y croyais pas vraiment, car il faudrait avoir l’ego enflé pour s’imaginer que la Place Ville-Marie revêt la même importance symbolique que le World Trade Centre de New York. Or, la semaine dernière, quand j’ai discuté de ce sujet avec une amie, elle m’a demandé ce que je ferais si de telles rumeurs courraient et que j’avais à répondre aux médias là-dessus. Il me semble clair, que si un tel plan est dévoilé avant son « exécution » l’effet de surprise recherché par les terroristes est annihilé. Alors on garde l’œil ouvert et l’on n’affole pas la population pour rien. Si l’on considère que les articles des journalistes contenaient peu de déclarations publiques sur le sujet, c’est ce qui a été fait. Mais cela, c’est la surface seulement, il s’en passe des choses, derrière, quand on pèse les enjeux, avant de faire une déclaration…