Un conte de fées…

Il fallait que quelque chose se passe pour mettre fin à la chasse aux sorcières que le « serrement » amoureux de René Boulanger du Québécois envers Michaëlle et son mari avait déclenchée. Michaëlle Jean a donc pris la parole effritant un peu le postulat de Boulanger qui affirmait, « que tous les intellectuels québécois le sont [indépendantistes] à différents degrés ». Or, les intellectuels québécois ne sont pas, semble-t-il, tous indépendantistes à un très fort degré. Boulanger voulait piquer le Canada anglais, révéler la sombre menace séparatiste dissimulée derrière le charmant visage de Jean et il a failli. Ce qu’il a en fait démontré, c’est que plutôt que de voir un « intellectuel québécois » quitter le cheptel ou modifier son opinion, il préférait lui-même le sacrifier pour ensuite blâmer cet Autre, anglophone et Canadien.

Cela dit, il est intéressant à constater que le Canada anglais a beaucoup discuté cette affaire – certaines radios de Calgary en ont fait leur sujet de toutes les heures – , mais on a choisi d’entendre ce que Michaëlle Jean avait à dire avant de la condamner. Quant à l’entourage de l’intéressée, son oncle René Depestre, se réjouissait aujourd’hui de cette nomination.