Roadsworth est absous : le pouvoir des médias

L’artiste urbain Roadsworth aurait pu payer très cher la petite délinquance que constituaient ses œuvres pochoirs peintes à même le bitume. En 2004, Zeke’s, qui s’était renseigné sur le sujet, avait porté à notre attention un cas « similaire » aux yeux de la justice et qui avait valu à un graffiteur une amende de 50 000 $ et une expulsion de la ville… Mais les pochoirs de Roadsworth n’avaient rien de bien criminel et n’incitaient personne à la violence. L’artiste devra tout de même faire des travaux communautaires artistiques en collaboration avec l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Comme l’explique Louise-Maude Rioux-Soucy du Devoir, il est bon de constater que « la Ville [de Montréal] départage clairement pour la première fois les simples graffitis, qu’elle qualifie de vandalisme, d’un travail stylisé comme celui de Roadsworth, qui entend redonner une forme d’humanité aux signes urbains ».

Zeke’s a mis en ligne sur Flickr le travail de Roadsworth.