Le féminisme un problème? Pas pour les féministes et leur partenaire…

Comme j’aime être à contre-courant, à 20 ans je me disais féministe. Ça inquiétait ma mère, ça faisait rire mon père qui voyait la chose comme un moindre mal et ça suscitait bien des discussions avec les filles. Avec les filles, pas avec les gars. Parce que les gars (enfin ceux que je fréquentais) ne voyaient pas de problème à ce qu’une fille soit en faveur des avancées des dossiers des femmes. Quand à l’université, un gars, appuyé par deux ou trois filles, faisait une sortie contre les féministes, nommant souvent n’importe quelle personnalité publique détestable comme exemple de la tare féministe – ce qu’elles ne sont pas la plupart du temps -, je me levais (avec mon make-up de mannequin pis mes talons hauts) et je lui disais, je suis féministe parce que je suis une femme…

Et bien, à mon grand plaisir, Marie-Claude Lortie, citant une étude de Laurie Rudman, nous apprend de biens belles choses sur les féministes :

Et devinez quoi? Non seulement les femmes féministes hétérosexuelles sont-elles heureuses en amour, elles le sont plus que celles qui se disent non-féministes. Même chose du côté des gars qui ont des conjointes ouvertement féministes et des gars qui s’affirment féministes.

Ah oui, et: «Les hommes et les femmes qui ont des conjoint(e)s féministes sont en général plus satisfaits de leur couple et de leur vie sexuelle.»

Je dois vous dire que les féministes dans la cinquantaine que j’ai côtoyé au cours de ma carrière étaient des femmes épanouies, des mères et avaient une vie amoureuse enviable. Plaire à tout prix, même en reniant ses droits, n’est pas un gage de bonheur, loin de là.

La suite de ce dossier sera présentée dimanche dans La Presse.

2 réponses pour “Le féminisme un problème? Pas pour les féministes et leur partenaire…”

  1. Nadia, que dire de plus que ce billet de Marie-Claude m’a tellement fait plaisir. On entend ( et on lit) tellement de mensonges sur les féministes que l’on dit frustrées et revanchardes. Que de faussetés. Mais ma chère nous en sommes la preuve, nous sommes des féministes épanouies. Sauf pour la vie amoureuse pour moi mais bon elle me convient quelque part ma vie amoureuse 😉

  2. Ce qui me choque le plus, c’est que souvent le mot féministe est associé à toute femme qui élève le ton et se comporte en harpie dans les médias. Cela sans égard aux propos tenus qui, souvent, n’ont à voir avec aucune revendication féministe. Comme si on disait « masculinistes » tous les doc Mailloux et autres sensationnalistes du Québec…

    Chère, tu es la preuve qu’on peut être épanouie et accomplie sans être amoureuse.

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