Les petits grains de sable

Je ne suis pas une intellectuelle ou une théoricienne. Pourtant j’ai fait un mémoire en histoire de l’art et si je le voulais, je pourrais certainement faire un doctorat. Je me le suis prouvé. L’exercice a été intéressant, passionnant, mais pour y arriver, j’ai du contrôler ma nature qui est plus intuitive, plus créative. On pourrait s’imaginer qu’une fille qui écrit des nouvelles qu’on pourrait qualifier de réalisme psychologique avec un brin d’humour acidulé est introvertie, toute seule sur sa planète… Moi même, c’est ce que je penserais de ce « cas ».

Ça me fait rire un peu, car mon côté « artiste » est aussi ce qui fait que j’ai de bonnes intuitions en gestion. Mais ça, je m’en doutais un peu parce qu’en gestion des arts à HEC, en étudiant différents cas de réussite comme d’échec, une chose était ressortie : les gens plus collés à la théorie, qui l’acceptent comme une certitude, se heurtent très souvent au facteur humain, ce fichu petit grain de sable dans l’engrenage qui vient toujours faire mentir les meilleurs schèmes d’analyse…