J’aime l’art, mais est-ce que l’art m’aime?

Mais non, ce n’est pas moi qui expose, j’avais envie de jouer la chroniqueure arts visuels comme dans le bon vieux temps et faire virtuellement le tour des trucs que je ne veux pas manquer. Déjà, c’est plus agréable que la chronique arts visuels, car ici, je ne suis soumise à aucun impératif commercial ou éditorial…En 2008, le MBAM s’est lancé dans une série d’expositions liées à la musique dont la première était Warhol Live. Il ne reste que quelques jours pour visiter cette exposition légère comme les oreillers argentés (Silver Clouds, 1966) gonflés à l’hélium qui occupent tout une salle et qui a tout du parfait divertissement. Warhol, artiste conceptuel et jetsetter de première, avait ses entrées partout et il a touché littéralement à tout ce qu’il y avait de plus hot de la scène musicale des années « 70 ». Chez Warhol, comme chez ses accolytes, l’artistique et le personnel n’a pas de frontière : enregistrements audios, films tout est donné en pâture à l’œuvre. C’est par ailleurs avec délectation que je me rappelle avoir découvert un peu plus ce personnage fascinant en lisant ses journaux personnels… Si vous aimez les potins croustillants et les observations mordantes.

Comme le Musée de toute évidence veut me faire plaisir, en avril dans cette même série nous pourrons voir une exposition marquant le 40e anniversaire du bed-in de Yoko Ono et John Lennon. Si vous passez souvent ici, vous connaissez mon affection pour Yoko Ono qui occupe une grande place dans mon cœur et dans mon mémoire de maîtrise.

En 2009, si j’avais le temps, la volonté et l’inspiration (quoique des idées folles ça ne manque pas ici) je soumettrais un dossier à Dare-Dare, ce centre de diffusion d’art multidisciplinaire qui nous surprend à chaque saison en laissant cours à des pratiques artistiques publiques et contextuelles. Vous rappelez-vous des affiches de Karen Spencer qui avaient mystifiés bien des blogeurs et photographes urbains…

Tant qu’à m’enthousiasmer, je passerais enfin voir le Brooklyn Museum of Art afin de saluer la célèbre œuvre féministe des années « 70 », soit le Dinner Party de Judy Chicago.

Bon c’est un début…