Soins médicaux : la deuxième vitesse…

Au cours des dernières années, chaque fois que j’ai eu le déplaisir de devoir consulter un médecin, ma visite à la clinique a eu un effet plutôt déprimant. Clinique bondée, médecins fatigués et attente incroyable étaient au programme. Lors de mon passage à Ottawa, un des grands avantages était d’avoir un médecin de famille, une clinique d’urgence où l’on a votre dossier.

Lorsque je me suis retrouvée à devoir encore faire le pied-de-grue dans une clinique sans rendez-vous, j’ai presque fait une crise de panique. La clinique où j’allais avant de quitter Montréal était pleine, on m’a conseillé d’aller à l’autre clinique, celle, je le savais, où on attend en moyenne deux heures et demie… La perspective de faire le tour des cliniques, sans dossier, n’arrangeait rien. J’ai pris mon Internet à deux mains et j’ai googueulé, clinique privée. Le lendemain, je voyais un médecin, on me faisait mon bilan de santé et tous les tests d’usage pour la gent féminine. Une infirmière m’a rappelé avec les résultats.  

Sur place, on vous sert du café, on s’excuse au moindre délai… La paix d’esprit quoi et ça ne coûte pas plus cher que la visite annuelle de mes chiens à la clinique vétérinaire. C’est injuste me dites-vous? Une chose est certaine, ça ne règle pas les problèmes de notre système de santé. Et oui, ce médecin pourrait choisir d’aller exercer dans une clinique glauque, un chronomètre à la main… À cette perspective, on le comprend un peu.

Comme je ne peux tout changer à moi seule, je me dis que quelque part dans les cliniques bondées de Montréal, il y a une petite vieille qui a attendu deux heures de moins pour voir un médecin. J’ai contribué à désengorger le système. 

2 réponses pour “Soins médicaux : la deuxième vitesse…”

  1. J’aime beaucoup ta façon de présenter le problème de l’universalité de l’accès aux soins de santé.
    C’est gratuit faqu’on y va pour tout et rien. Si la visite médicale annuelle était gratuite et toutes les autres étaitent payantes, il y aurait moins de tatas dans les salles d’attentes.
    Les urgences et les cliniques sans rendez-vous c’est pas fait pour renouveler des prescriptions tabarnac…

  2. Le Fred > c’est un sujet que tu connais bien dirons-nous. Et c’est vrai, que le sentiment de gratuité (on se comprend que tout est facturé au contribuable, cet être abstrait) cause des abus. Beaucoup de petits problèmes peuvent se régler au comptoir du pharmacien. Comme tu sais, à Montréal la situation est spéciale, en ce, qu’un forte portion de la population est sans médecin de famille, or tout se fait dans les cliniques sans rendez-vous ou les CLSC pour les chanceux qui le peuvent…

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