L’avenir du livre…


Il y a quelques semaines, je me suis trouvée à discuter avec Nicolas Langelier (à l’épicerie, entre les surgelés et les produits bios) de l’avenir du livre. Tandis que nous avions le sentiment d’être trop computer oriented, voire avant-gardiste, voici la vidéo d’Editis réalisée en 2007 qu’il a publié sur son blogue. Dans combien d’années pariez-vous?

8 réponses pour “L’avenir du livre…”

  1. Je me souviens très bien de la première fois où j’ai entendu parler de cette possibilité. Science-fiction! Et frisson d’horreur… Je ne pouvais imaginer l’acte de lecture autrement qu’en toucher direct avec les pages. Réaction de bien des dinos de mon espèce…
    Puis, l’idée a fait son chemin. Aujourd’hui, j’y vois beaucoup d’avantages: réduction des coûts de production, démocratisation des prix, donc, plus grande accessibilité, et qui sait, redevances plus décente pour les auteurs ? Encore que… 😉
    Ce qui m’a calmé le pompon, c’est le fait de réaliser qu’au-delà de la techno, le geste et l’impulsion demeurent les mêmes: raconter une histoire et la faire découvrir à d’autres. That’s it, that’s all. Ça, ça ne change pas. Je devrai toujours m’installer à mon ordi, me couper les cheveux en quatre et angoisser comme une dingue…

  2. Nathalie : Imagine, que tes lecteurs puissent « toucher les pages », mais pour faire apparaître une photo ou un article qui t’as inspiré une scène… Pour les récits, les biographies voire les guides pratiques, le livre électronique est un support parfait, pour les beaux livres à fonction décoratives, d’objet d’art ou de référence, le papier demeurera encore longtemps.

    Et quant aux auteurs, comme tu l’exprimes, ton rôle dans la chaîne d’édition est déjà très similaire à celui de l’écrivain de la vidéo.

  3. Et pour votre info, Clément Laberge (www.remolino.qc.ca) , aujourd’hui de retour au Québec chez De Marque, faisait partie de l’équipe de scénarisation de ce petit vidéo.

  4. Le scénario du petit couple parfait est un exemple extrême et par trop « léché » de la vie facile et conformiste. Les exemples que l’on donne de l’usage du numérique laisse croire que la vie ira bien si l’on entre dans un moule ou toute forme de critique est proscrite. C’est de l’esclavage intellectuel. Triste et sidérant avenir d’une platitude pharmaceutique. Pourquoi a-t-on choisi un scénario aussi bonbon?

  5. Pour ça EmKâBé, tu marques un point : c’est plutôt kétaine en terme de traitement cinématographique. On dirait du Rhomer des années « 80 » surtout avec le pianotage en fond musical… L’industrie du livre, même lorsqu’elle parle d’avant-gardisme, a toujours un petit côté conservateur, mettons…

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