Après les fortifiants, les fortifiés…

Après un long week-end à la campagne je suis revenue à Montréal pour assister au spectacle d’Henri Salvador. J’ai tant aimé Chambre avec vue, pour ses textes qui discutent des amours et de ces petits espoirs qu’on énonce seulement pour baliser notre chemin. Ces paroles, sur des mélodies parfois berÇantes à d’autres moments hyper jazzy, dans la bouche d’un fantaisiste martiniquais octogénaire, prennent un sens nouveau. Cela dit, le spectacle de dimanche dernier, n’était pas le meilleur du genre que j’ai vu. Salvador communique bien avec le public, fait de charmantes interventions, de petits numéros rigolos, mais le tout se perd dans une formule « orchestre avec section violons » embourbée dans un certain statisme. Outre cela, le rythme de la plupart des pièces me semblaient trop rapide – si je compare à la version du cd – pour laisser place à l’émotion. En fin de spectacle, il fallait si attendre, la célèbre Chanson douce, et, surprise, Avec le temps de Léo Ferré. Quand il est question de Ferré et plus particulièrement d’Avec le temps, je suis très difficile…