Vacances, vacances

Ram dam da wa da doo! C’est le temps des vacances, chantait l’autre. Je n’ai pas encore poussé de si gands cris de joie, car je suis si peu habituée à avoir de vrai vacances – du genre payées, avec salutations et bisous à l’équipe de travail – que j’ai mis trois jours à y croire. En fait, j’ai compris le sens des vacances, en faisant mon épicerie un mardi en fin de journée en babouches. Cela, parce que devant moi, une jeune femme de mon âge, sacoche au bras, veston sur le dos et cellulaire pas bien loin faisait son épicerie à toute allure. Là, seulement, je me suis dit : »Si je n’étais pas en vacances, je serais comme elle, pressée de rentrer chez moi, poussant un panier avec le reste de mes forces.. »

Ceux qui me connaissent reconnaîtront dans cette dernière phrase ma propension à l’exaltation du drame quotidien, mais je souhaite simplement exprimer ma grande satisfaction de n’avoir rien de spécial à faire.