Quelle vague!

Pour calmer mon vague à l’âme du week-end, j’ai décidé de regarder le film de Manon Briand La turbulence des fluides. Ce fut une révélation. Une intrigue à première vue scientifique – une sismologue québécoise domiciliée au Japon est appelée à étudier un phénomène étrange à Baie-Comeau, sa ville natale – qui en se dénouant se révèle un entrelac de spirituel, de science et d’inexplicable. Le tout est une ode à la vie et à l’impénétrable mystère de l’âme humaine. Par ailleurs, une des intrigues importantes du film, soit la découverte de restes humains dans la forèt – vous comprendrez quand vous le verrez! – ressemblerait beaucoup à un récit que Mordecaü Richler a publié il y a quelques années. C’est bien évidemment mon Anglo préféré qui a lu le Richler…

Pascale Bussières y joue le rôle de la sismologue en apparence froide et cartésienne. J’ai toujours l’impression que Bussières dans la vraie vie ressemble à cette héroüne cool, mystèrieuse et un peu baveuse. Pourtant, j’ai revu ce soir à « IFC » (The Independant Film Channel de Toronto), le film de Lanctôt Deux actrices, qui m’a montré tout le contraire. Dans les segements improvisés, les actrices principales prennent place autour d’une table et parlent de tout et de rien. La Pascale apparaît comme une incroyable bavarde, qui en un tour de phrase passe du récit des frasques de sa maman à ses histoires de syndrôme pré-menstruel. Bref, le genre de fille comme aimerait avoir comme copine.