Un Noël de contraste à Montréal

Comme toute grande ville, Montréal montre les signes indéniables d’une richesse très polarisée. D’une part le salaire moyen par ménage dépasse celui ailleurs au Québec, mais d’autre part la pauvreté s’affiche toujours un peu plus. Et alors que les défusions excitent l’appareil municipal et que notre gouvernement sabre dans les mesures sociales, au centre-ville les montréalais mettent des sommes surprenantes pour des cadeaux de Noël. Une cravate pour papy, un foulard pour mamie et quelques oranges dans le bas de Noël ne sont plus au goût du jour. Les gens dépensent des sommes faramineuses, mais pas nécessairement dans des établissements de luxe. Désolée pour les Ailes de la mode. Chez La Baie, une dame et son époux choisissait le cadeau de madame. De deux manteaux de fourrure offerts au rabais (tout près de mille dollars quand mème), la dame ne savait plus lequel choisir. Qu’à cela ne tienne, quand on a été sage on se récompense, alors elle acheta les deux…

De mème dans les boutiques d’électronique, les vendeurs m’expliquaient le plus banalement du monde – bien évidemment, ils n’allaient pas se montrer surpris – que les « caméscopes » et autres gadgets au-dessus de 500 $ sortaient comme des petits pains chauds… Oui, depuis que j’ai lui la grande réflexion philosophique de Louis-José Houde sur cette expression, je rêvais de la placer quelque part.

Ce qui est inquiétant, c’est que pendant ce temps plusieurs groupes communautaires se grattent la tête en se demandant ce que l’on fera de ces miliers de ménages montréalais qui n’ont pas les moyens de se payer un appartement aux coûts qui prévalent dans la métropole.

Alors si vous vous cherchez une cause, militez donc pour un peu de logement social ou abordable…

Joyeuses Fètes !