La grève des enseignants en Ontario : les profs temps partiels réfléchissent

J’ai repris le chemin du collège ce matin pour rencontrer mes étudiants du programme de journalisme. Comme moi, ils étaient bien heureux de pouvoir reprendre les cours et d’apprendre qu’ils ne termineraient pas plus tard. Pour moi, cela veut dire de dispenser la matière de sept cours en cinq et pour eux de se remettre dans le bain après trois semaines de congé. Je dois avouer que tout ce bruit autour de la grève m’a laissée pensive. Je me suis demandée comment il était justifiable qu’il existe une si grande disparité entre les salaires des professeurs permanents et ceux des professeurs temporaires. C’est d’autant plus choquant que beaucoup des temporaires ont une solide expérience professionnelle du domaine qu’ils enseignent. C’est une valeur ajoutée pour les étudiants et devrait l’être aussi par les institutions. Un collègue de la Cité que je n’ai jamais rencontré, Michaël Dumoulin, a commenté la chose dans une lettre au quotidien Le Droit. Ce qui est déplorable, c’est que les collèges ne pourraient pas fonctionner sans les professeurs temporaires, mais cela ne semble pas améliorer leurs conditions d’embauche pour autant…