Cette vague idée qu’on me lit…

Quoique les pensées que j’exprime ici n’aient rien de bien secret, j’oublie parfois que tous peuvent me lire, même ceux que je critique. Dans les derniers mois cela m’a été rappelé quelques fois, dont par un certain Jeff Fillion, puis tout récemment par Jean Barbe. Barbe a été succint et n’y est allé que d’un merci pour les bons mots que j’avais ici publiés au sujet de son livre Comment devenir un ange. Je réfléchis souvent à ce phénomène auquel je participe, soit le blogue. Je comprends depuis quelque temps que mon lectorat (merci outils statistiques) n’est pas constitué nécessairement de blogueurs. Par ailleurs, les commentaires que je reçois sont rarement signés par des gens de la communauté, mais plutôt par des gens intéressés aux questions que j’aborde ou par des spécialistes qui souhaitent ajouter à mon propos. De plus, presque la moitié des lecteurs qui visitent mon blogue proviennent d’autres pays francophones, dont la France et la Belgique. Il y a une question de circonstances : j’ai parlé du journalisme citoyen en France, mais d’autres cas sont plus fortuits. Je n’ai pas encore analysé suffisamment la question pour comprendre la signification profonde de ces quelques faits, mais j’y travaille…

Nadia Seraiocco

Spécialiste relations publiques et médias sociaux | conférencière | blogueuse