Sauvons la planète – le cahier de La Presse

Avec le Jour de la Terre, tout le monde se met au vert et suivant cette mouvance, La Presse produit un cahier où l’on apprend comme devenir un éco-citoyen. Intéressée par la chose, fan de Suzuki, mais loin d’être érudite en la matière, je me suis empressée de repérer le dit cahier dans la pile des documents insérés dans le quotidien de samedi. Je fus d’abord un peu surprise : le cahier était imprimé sur un papier d’un blanc étincelant. Choix étrange en soi, car les « écos » privilégient habituellement un papier clair, non-blanchi, car pour obtenir un papier plus blanc à partir de pâte recyclée on doit utiliser plus d’énergie et des produits à base de chlore

Enfin peut-être que les gens de La Presse pourront nous expliquer quel type de papier a été utlisé, mais la communicatrice – ou la sémiologue en moi allez savoir – toujours préoccupée par l’adéquation du signifiant et du signifié, se serait attendue au minimum à un papier journal habituel.

Après avoir rédigé ce commentaire j’ai constaté que l’affiche officielle du Jour de la Terre précisait la nature du papier utilisé, afin que l’on sache qu’il avait été blanchi par un processus accrédité choix environnemental et sans chlore. C’est ce genre de mention qu’il manque au cahier de La Presse.

7 réponses pour “Sauvons la planète – le cahier de La Presse”

  1. Je me rappelle avoir assisté à un spectacle soulignant le Jour de la Terre. La scène était décorée de vraies plantes qui se sont retrouvées à la poubelle après le démontage. Le mode de vie «écologique» et en train de devenir une «tendance» bien plus qu’une prise de conscience.

  2. C’est la saveur du mois y’a pas de doute. Il y a une dizaine d’années, j’avais acheté un agenda américain où le Jour de la Terre était inscrit, personne ne savait ce que c’était! Aujourd’hui, on vire vert, on imprime des guides sur papier glacé – La Presse n’est pas seule dans le domaine – plutôt que de faire des documents succints, du genre aide-mémoire à coller sur le frigo avec quelques adresses Internet à consulter… Pis, on jette aux poubelles les plantes au lieu de les offrir. C’est du marketing, et même pas vert en plus!

  3. En jasant avec Jean Lemire aujourd’hui, il m’a confirmé que le supplèment était imprimé sur du papier recyclé. Il a lui même posé la question aussi ! Et ce n’est pas d’hier que la Presse parle d’environnement. François Cardinal, Charles Côté écrivent sur le sujet depuis quelques années. Jean-Philippe Fortin l’a fait avant moi. Ce que je fais depuis deux ans donc…La Presse s’y intéresse depuis longtemps :)) Désolée, mon coeur est avec la Presse que je défends toujours :)) J’avais le même argument avec un collègue du Journal de Montréal, cet après-midi à la marche pour Kyoto 🙂
    Je jasais aussi avec ma collègue qui avait eu l’idée de l’émission 100 % écolo à Canal Vox en 2004-2005. Tous les sujets qui sont en vedette aujourd’hui, on les a tous traités. Disons que parfois on a l’impression de se répéter…;)

  4. Merci de prendre le temps de confirmer la chose Cécile, je n’en attendais pas moins. Si La Presse était mon employeur, je m’empresserais aussi de clarifier la situation. Cela dit, si Jean Lemire a posé la question, c’est que le sujet demandait une mise au point. Le contenu journalistique n’est pas en question – quoique le contenu des sites Web remâché n’était pas nécessaire – ce qui me dérange toujours, c’est que ce genre d’initiative « marketing » des médias et des organismes, fait souvent dans le lustré et le brillant au détriment de l’écolo. Beaucoup de dessins, de couleurs, du papier lustré – donc une étape de plus à l’impression – pour une information un peu clairsemée… De plus, pour produire un outil de communication efficace dans un contexte environnemental, il est de mise d’expliquer que le support dudit outil respecte les normes associées au domaine. L’environnement c’est ton domaine et pour ma part, après tant d’années en communication, je suis très sensible à ces détails qui trop souvent ruinent un message au départ positif.

  5. Nadia, je comprends ton point. D’ailleurs j’avais une conversation sur le message que l’on rabâche avec Laure Waridel hier. Doit-on encore et encore se répéter ? Je crois que oui. Car la majorité n’est pas encore sensibilisée. Il est certain que les écolos de la première heure trouvent le message redondant tout comme la manière dont il est présenté. Les dessins, la couleur etc sont une manière d’attirer l’oeil. Si c’est arride et platte, la majorité vont zapper…et ce n’est pas notre objectif. Mais j’avoue que le papier glacé m’énerve. Je n’aime pas ça mais bon… au moins le message passe de plus en plus…Il y avait tellement de monde hier…
    En passant la Presse n’est pas mon employeur mais mon client 😉 Je suis pigiste mais La Presse est mon journal c’est certain 🙂

  6. J’ai vu les photos de la marche sur ton blogue hier… Je suis encore à Ottawa pour quelques semaines, sinon j’y serais bien allée faire un tour. Pas de doute, il y a plus fidèle qu’avant. Je constate aussi que nous nous posons les mêmes questions et sommes agacées par les mêmes détails. À titre de communicatrice, je crois qu’un message doit être répété pour être entendu de tous. Le papier glacé est un choix questionnable, nous sommes d’accord. Je fus aussi journaliste à mon compte et je crois qu’on peut critiquer de façon positive quelques détails tout en demeurant fidèle à nos publications et aux collègues qui y travaillent. Souhaitons donc que la prochaine fois que La Presse fera un cahier spécial sur l’environnement ou pareil sujet que le contenu et l’exécution soient développés en concertation… 🙂 Et qu’ils n’oublient pas de préciser la provenance du papier s’il diffère de celui du journal…;)En terminant, il faudra rebrasser toutes ses idées devant une bière à Yulblog ou à ailleurs! Merci encore de prendre le temps de préciser les choses!

  7. Je compte bien enfin être au prochain YulBlog pour une première fois…Le dernier j’étais en France. Alors on pourra en jaser si tu es là !

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