Féminité déraisonnable

Aujourd’hui, dans Le Devoir, une brève de l’agence AFP nous informait que l’ambassade du Canada en Arabie saoudite avait protesté contre la fermeture d’un stand canadien dans un salon tenu à Jeddah : le motif de cette fermeture était qu’il était animé par des femmes. L’Arabie Saoudite est un pays développé où il y a des clubs Med, des hôtels de luxe, des universités et tout ce que vous pouvez imaginez. Mais si vous êtes une femme, la police religieuse vous interdira d’y tenir un kiosque d’information.

Cette brève m’a rappelé une conversation corsée dans un cours, entre un étudiant libanais qui avait vécu en Arabie Saoudite et un professeur de psychologie du travail. Ce dernier expliquait que l’Arabie Saoudite avait, selon les données publiées à ce propos, un milieu de travail où les femmes vivaient très peu de discrimination salariale. À ces mots, l’étudiant avait pris la parole pour rappeler au professeur qu’il ne fallait pas croire tout ce qui était imprimé comme la vérité, car, avait-il dit, les femmes n’ont pas le droit de conduire une voiture en Arabie Saoudite. Il a ensuite ajouté que si sa sœur aînée avait voulu occuper un de ces postes rémunérés au même salaire que celui des hommes, elle n’aurait pas eu le droit d’y aller seule…