De l’art du sensationnalisme en politique

Je disais plus tôt, au sujet de la question de la correction des fautes dans les textes des étudiants soumis à l’épreuve de français, que le dossier était certainement plus touffu qu’il paraissait. Il m’aurait fallu me méfier un peu plus des déclarations fortes d’une ministre qui vient tout juste de prendre les rênes d’un ministère – et je l’ajoute des titres exclamatifs des médias. Aujourd’hui, dans Le Devoir, Clairandrée Cauchy précise la teneur des observations consignées par Richard Berger dans le document remis au MELS. Dans une lettre, Berger, le principal intéressé – ou attaqué c’est selon -, défend son document de travail et remarque que personne du ministère n’a cru bon préciser la teneur du document ou expliquer le contexte.

Cela dit, j’aimerais bien que cette peur du fond religieux québécois qui nous force à voir toute punition ou toute forme de correction comme un substrat judéo-chrétien soit remise en question. Il serait peut-être temps que nous regardions chez le voisin et que nous nous demandions si les systèmes scolaires des pays beaucoup plus sévères et punitifs que le nôtre ont eu besoin d’un fond judéo-chrétien pour disputer les étudiants qui font des fautes de calcul ou de grammaire. Pensons au Japon ou à la Chine, réputés pour avoir des systèmes scolaires assez inflexibles…