Mini-chien, les mauvais parents et la candeur des enfants…

Si vous avez des enfants, vous essuyez sûrement de temps à autres les commentaires de « sans enfant », qui vous attrapant une mauvaise journée, vous laisse croire que le petit être entre vos mains sera, si la tendance se maintient, au moins un criminel dangereux. Je constate toujours dans ces situations, que les gens qui sont les plus cléments et conseillent sur un ton compréhensif sans trop juger, sont eux-mêmes des parents exemplaires – si une telle chose est possible. Bien évidemment, qu’avec Mini-chien nous vivons une forme semblable de jugement. Mini-chien mord-t-elle un mollet ou laisse-t-elle sa petite vessie de chiot la surprendre sur une carpette ou un sofa, que nous nous voyions, parents d’un chien délinquant qui se poussera sitôt sa croissance terminée pour joindre une horde sauvage…

Comme je suis une fille « performante » qui aime réussir tout ce qu’elle entreprend et sursaute au mot « échec », il m’arrive parfois de céder à la pression sociale du succès, même lorsqu’il s’agit de Mini-chien. Les commentaires des uns et les idées des autres me hantent alors et j’oublie les conseils bienveillants des propriétaires de chiens, dont la petite bête est aujourd’hui, après moult tribulations, un modèle de gentillesse canine.

Tandis que sur la rue je réfléchissais à tout cela, avec Mini-chien frémissant au bout de sa laisse, une petite fille de tout au plus six ans toute mignonne dans ses vêtements tout neufs de la rentrée, m’aborda ainsi : « Veux-tu me donner ton chien ? il m’aime déjà et j’en prendrais soin ». Je lui expliquai que j’aimais mon petit chien et que cela me ferait du chagrin de lui donner. « Mais, depuis toute ma vie, je rêve d’avoir un chien comme le tien, me dit-elle, si tu me le donnerais il serait heureux avec moi, je saurais quoi faire moi… ». J’ai souris et je me suis dit que la belle petite fille exprimait ce que bien des gens pensaient. Ah ! candeur des enfants !