Le désastre de Nouvelle-Orléans

Quiconque a quelques connaissances des interventions en situation d’urgence, ne peut être que désolé de constater le manque d’organisation des secours en Nouvelle-Orléans. Comme le 11 septembre, alors qu’il faisait face à une catastrophe imprévue, le président Bush a pris son temps pour réagir – Michael Moore le montrait dans Farenheit 911, amorphe et incapacable de bouger. Pourtant, dans le cas d’une catastrophe naturelle attendue, les secours auraient pu être planifiés 48 heures à l’avance, soit dès que la force de la tempête a été confirmée. Mais non, la réaction est venue deux jours après l’événement, alors que la situation était hors de contrôle et que les victimes commencaient à mourir de déshydratation. Et encore là, pas de mobilisation nationale, que des excuses et des justifications pathétiques.

Quand je vois Bush et son entourage s’excuser mollement, je crie devant mon téléviseur : « arrête de t’excuser et grouille-toi le cul ! « . Je ne suis pas seule à le dire, car les journalistes sont ouvertement très critiques de ce qui se passe et les élus de Nouvelle-Orléans ont pour le Président, les mêmes bons mots que je lui adresse via mon téléviseur. Il faut préciser que Michael Brown, de la Federal Emergency Management Agency, n’a rien d’inspirant. Et si je me fie à ce qu’on en dit, c’est normal, puisque le bonhomme, un ami de Bush, a pour toute expérience un passage à la tête d’une organisation qui légifère en matière de reproduction équine. Or quand il prend la parole, c’est pour excuser l’appareil gouvernemental…

Faites un appel aux camionneurs, aux compagnies qui produisent de l’eau embouteillée, aux entreprises qui ont des hélicoptères et mettez ces forces à votre service ! Votre armée est en Irak, ça nous le savons… Mais heureusement pour vous, chers Américains, la nôtre est disponible, j’espère que vous y ferez appel !