Une course à la chefferie du PQ à la hauteur de nos téléromans…

Un bon ami, fidèle lecteur et presque collaborateur de ce blogue, se désolant de mon manque de temps m’a envoyé un petit résumé des idées lancées dans les médias au sujet de la course à la chefferie du PQ. Ces faits considérés en raccourci et sans explication font ressortir le manque flagrand d’idées véhiculées dans cette course et le côté «concours de popularité » que prend l’exercice.

Voici donc, ce blogo-théâtre proposé par monsieur B. et agrémenté de ma touche personnelle :

En coulisses, Jean Charest, se bidonne devant les tribulations des opposants et se moque du peu d’idées nouvelles parmi ses adversaires. Il est content de les voir s’empêtrer.

Bernard Landry, se drapant dans le rôle du bon papa québécois à la voix forte, passe sur scène pour questionner la consommation de cocaïne d’André Boisclair. Avant de ressortir, il ajoute que selon sa propre estimation, il serait le mieux placé pour faire l’indépendance.

Un cri outré se fait entendre. « Faux ! de répondre Pauline Marois (habillée sobrement), la meilleure c’est moi !» Puis, pointant ceux qui n’ont pas applaudis, Pauline Marois déclare qu’elle est victime de discrimination ! Hou ! Ça se corse…

Notre candidat moins connu, mais néanmoins ex-champion de tennis, Richard Legendre, brise un tabou péquiste et montre son esprit sportif lors d’une entrevue sur les ondes de CHOI, la radio qu’on aime ou qu’on déteste. Comme le thème est lancé, il doit lui aussi répondre à des questions sur la drogue. Tenez-vous bien, il a fumé du pot quand il étudiait aux États-Unis !

Afin de s’assurer du traitement équitable de tous les candidats, retour de madame Marois qui se voit poser la même question : «Avez-vous déjà pris de la drogue, madame Marois?», lui demande-t-on. «Non, répond-elle rapidement», pour ensuite se raviser, «c’est-à-dire que oui, une fois, quand j’avais 19 ans! ». Une fois, dit-elle…

Selon le résumé de mon bon ami, la question n’aurait pas été posée à Louis Bernard… Qu’à cela ne tienne, monsieur Bernard n’allait pas demeurer en reste. Voilà, qu’ à 11:00, en ce mercredi 19 octobre, on annonce le décès de Corrine Côté-Lévesque, épouse de feu René. À 11:57, l’équipe de Louis Bernard expédie aux salles de presse un communiqué rappelant que le dernier geste public de Madame Lévesque aura été d’appuyer la candidature de Louis Bernard.

Je ne sais pas si monsieur B. sera d’accord avec moi, mais ils auraient mieux fait de fumer une clope ou un joint pour calmer leur fibre opportuniste, ou de relire leur communiqué avant de l’envoyer. Heureusement, les réactions sobres et de circonstances de Boisclair et Marois venaient pondérer le tout…

Monsieur B. conclut en demandant : Jean Charest a-t-il raison ? Je crois qu’il ri encore en coulisses…

Et vous ?

Une réponse pour “Une course à la chefferie du PQ à la hauteur de nos téléromans…”

  1. Merci pour ta contribution ‘artistique’ au photo-roman péquiste.

    D’après moi, André Boisclair n’a pas fini d’en entendre parler, de son vieux penchant pour la cocaine.

    Le journaliste Clifford Krauss du NY Times vient de pondre un papier sur la société distincte et tolérante au Québec (voir lien plus bas).

    Petit détail linguistique: il faudrait cesser de parler de ‘consommation’ quand il est question de drogue. Ce mot est très mal choisi (et il en va de même pour le terme philosophique ‘la problématique’ employé à la place du mot ‘problème’ pourtant fort correct).

    Salut Nadia. Continue d’écrire, j’adore te lire.

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actualites/article/26/2,721,0,102005,1201861.php&skip_inter=1

    Claude.

Les commentaires sont fermés.