Conversation au coin du feu

À une heure indue (mon heure préférée), toujours une bière ou quelque chose du genre à la main depuis trop longtemps déjà, PJ décide de me parler de l’’éducation en franglais. En fait, nos conversations n’’avaient rien de bien sérieux, aux heures indues, on fait ce qu’’on peut.

PJ : Eille, si j’’avais des flots, je leur trouverais une nanny, tsé super lettrée qui leur enseignerait entre autres le Mandarin. Ouin, le français, l’’anglais et le Mandarin!
Moi : Come on man, ça suffit le fantasme de la nanny avec des lunettes, genre libraire cochonne qui lit Kierkegaard!
PJ : Heille, tu lis dans mes pensées!
Moi : C’’était vraiment trop facile, shit, toutes les conversations en reviennent toujours là!
PJ souriant : Comme si vous avez pas aussi vos classiques…
Moi : Quoi? Les libraires à lunettes? Pantoute!
PJ : « Nah, on vous connaît nous autres aussi… Tsé les filles, c’’est les libraires à lunettes, mais avec des sleeves de tatoos! »
Moi : …

Tandis que A. acquiesçait les yeux rêveurs, je me la suis fermée, mijotant ma prochaine conversation sur le sujet avec Gros coquin.

2 réponses pour “Conversation au coin du feu”

  1. Ouin, c’est vrai que les tatous, ça laisse rêveuse… Avec un bouquin de Kierkegaard dans les mains, indeed! Le bad boy intello, du moins avec ses attributs, c’est sûr que ça en fait fantasmer plus d’une. Faudrait établir une typologie des fantasmes féminins, Nad, l’exercice serait sûrement réjouissant (sinon intéressant, qui sait).

  2. Considérant la nature de plusieurs de nos conversations de cuisine – tu te rappelles les effets de la bière de commandite sur Lockwell? – j’aurais dû me douter que tu allais accrocher à ce commentaire;) Je suis tout à fait d’accord pour entreprendre quelques scéances de remue-méninge sur la question. Ce sera vodka ou gin, les martinis?

Les commentaires sont fermés.