Réfléchir et créer des remous

Le 26 avril, je mettais en ligne un texte dont j’avais entrepris la rédaction en 2005… Oui, il y a quatre ans, alors que je terminais à la Ville de Montréal. Mes réflexions touchaient le monde du travail en général et je lisais à l’époque Bonjour paresse : de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise, un essai plutôt cynique de Corinne Maier. La chose a créé quelques remous au bureau. Mais non, je ne suis pas en voie de vous raconter ici une de ces histoires de blogueur congédié pour s’être un peu trop exprimé. Au contraire, l’incident a provoqué une discussion au sujet de mes tâches, de ce qui me déplaisait au travail.   

Cela dit, l’histoire ne connaîtra pas le dénouement auquel vous pourriez vous attendre. En discutant des moyens à prendre pour que mon boulot me paraisse au moins satisfaisant, faute de stimulant, j’ai compris quelque chose de grave : en plus de six mois je n’arrivais pas à nommer un seul accomplissement dont j’étais fière. Je pourrais pondre des stratégies et des tactiques jusqu’à demain, lorsqu’un projet vient à terme, il y a belle lurette que le dossier m’a échappé et est devenu tout tarabiscoté par les ajouts et les modifications de tout un chacun. Même le plus simple communiqué – et croyez-moi je maîtrise à merveille l’art du communiqué, des mots-clés et des allocutions de choc – devient souvent un patchwork que j’hésite à signer.

Or, ce matin, aux prises encore avec un mal de tête et une nausée que j’attribue au stress, j’ai pris mon clavier à deux mains et j’ai avisé mon supérieur de mon absence et de mon intention de quitter mon travail.

La transparence c’est bien beau, mais ça se vit mieux quand on est heureux.

Voilà.

7 réponses pour “Réfléchir et créer des remous”

  1. Bravo. Faut savoir dire merde en temps et lieu.
    J’applaudirais des deux mains si elles n’étaient pas en train de te l’écrire…

  2. Ping : Nadia W

  3. Bravo ma belle,

    Dans tous tes textes tu as été à la hauteur et ton travail était très professionnel, comme toujours. C’était la bonne décision!

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