Maire qui rit, maire qui pleure…

Ce matin, toutes les caméras étaient pointées sur le maire de Montréal, Gérald Tremblay qui réagissait à la une de La Presse. En conférence, le maire attaquait La Presse qui selon lui montre un parti pris dans les déboires de la ville. Les médias ont des orientations, leurs chroniqueurs des positions, mais en se disputant ainsi avec La Presse, LE quotidien montréalais par excellence, il se tire dans le pied. D’abord, le journaliste André Noël, qui signait avec Denis Lessard l’article « La SQ enquête », suit les dossiers de la ville depuis longtemps et des histoires de mauvaise gestion ou de corruption, il en sort depuis les fusions.

Ça va mal à Montréal, mais est-ce une bonne idée d’aller se défendre ainsi en conférence de presse? Pas vraiment. Dans le contexte actuel, je ne me serais même pas formalisée de l’article de La Presse, mais la réaction du maire, son refus de répondre aux questions de la journaliste de La Presse a mis l’accent sur cette nouvelle et j’ai fini par aller le dossier complet. En plus, depuis ces temps-ci, le maire semble être à la télé que pour se disputer avec les médias et se défendre…

Une image médiatique ça se travaille.Vous rappelez-vous le maire Labeaume au début de son règne? Les médias rapportaient ses propos un sourire en coin, on se dépêchait de pointer toutes ses bourdes. Alors de quoi en retourne-t-il cette année? En mettant de l’avant la culture à Québec, en canalisant ses émotions à la caméra pour montrer la noblesse de ses combats (donc à bas le bitchage en ondes et la montée en épingle des conflits syndicaux) il est devenu la nouvelle coqueluche des médias. L’image de Québec est meilleure que jamais et le maire excité est devenu l’emblème d’une ville animée.

Quant au maire de Montréal, en convoquant les médias, en se montrant accusateur, il se montre sous son jour le plus négatif et nourrit lui-même son image de geignard. Il serait peut-être temps qu’il envoie à l’avant-plan les représentants de la culture et des projets à caractère social pour discuter d’autre chose…

7 réponses pour “Maire qui rit, maire qui pleure…”

  1. Tu as tout à fait raison. J’avais un malaise depuis le début de sa vendetta contre La Presse.
    C’est drôle car quand j’étais avec Bourque, Vision Mtl pensait que La Presse était contre eux.
    Finalement, on est jamais content de ce que les médias disent.
    Ça veut peut-être dire que les médias, et la Presse dans ce cas-ci, fait une bonne job.
    Mais refuser de répondre à Michèle Ouimet, franchement c’est enfantin et puéril. Une chance que les élections ne sont pas demain…Il reste 4 mois.

  2. C’est une très mauvaise stratégie que d’attaquer les médias. Pensent-ils réussir à discréditer un média aux yeux du public et des autres médias? Bonne chance…

    Ton exemple prouve ce que je crois : La Presse veut des nouvelles, alors elle met en couverture ce qui frappe. Vision Mtl ou UC…

    Quatre mois, ça peut être long ou très court, tout dépend de l’angle!

  3. Ping : Nadia W

  4. Ping : Cecile Gladel

  5. Ping : Pierre B G

  6. Entièrement d’accord, j’aimerais d’ailleurs souligner qu’une fois de plus le maire fait la preuve qu’il est fort mal entouré.

    À mon humble avis de débutante, son attaché de presse n’aurait jamais du le laisser faire cette conférence de presse ou beaucoup mieux le préparer pour qu’il n’ait pas l’air paranoïaque. Ça faisait peine à voir et si son but était de calmé le jeu, il ne pouvait pas plus mal s’y prendre.

    Je ne peux pas croire que personne dans son équipe n’ait vue la catastrophe poindre à l’horizon!

  7. Il y a des humbles avis qui mériteraient d’être pris en considération 🙂 Tu sais le bon sens, ça vaut bien de l’expérience.

    Comme j’ai travaillé à la ville, je peux te confirmer que le maire est difficile à préparer pour une conférence et dans ce contexte, je pense qu’il aurait valu mieux repousser la confrontation à plus tard, voire la gérer sur une base « one on one » avec quelques médias. D’autant plus, qu’ils ont eux-mêmes solliciter la rencontre avec les médias, ce avant d’avoir leur réaction à la une, puisque la convocation était d’avant 9 h.

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