Le 11 septembre et nous… Et les autres.

Depuis neuf ans, la semaine précédant le 11 septembre, je suis plus fragile. Rien de bien grave, quelques maux de dos, un peu plus de fatigue et, parfois, des insomnies. Le cerveau qui fait signe au corps, qui se rappelle, quelque part au fond du fond, de la peur, de la mort, de ces autres là-haut qui faisaient signe et qui ne sont pas revenus.

Oui, j’étais à New York, juste à côté des tours, en face même, ce jour fatidique de septembre 2001. En 2006 André Duchesne a ajouté mon témoignage à son livre et j’ai accordé une longue entrevue à mon ex-collègue de radio Stéphane Gasse. En 2003, je m’étais retrouvée chez Jean-Luc Mongrain. J’en parle donc sans problème. Et même après avoir bien intégré cette expérience éprouvante à mon vécu actuel, comme aurait dit mon psy, il reste toujours un petit point sensible.

À 5 cents, c’est pas cher, mais qui prendrait le risque…

Cela ne m’empêche pas de travailler, d’avoir du plaisir, de souper avec mon amoureux, mais je suis un peu plus distraite et j’ai besoin de baisser le stress. Mais côté boulot, mes clients actuels ne me causent pas beaucoup de stress. En fait, je suis plutôt fière des petits projets que je mène pour eux et la communication passe bien, même si je travaille avec des gens fort occupés.

À ma grande surprise, lorsque quelqu’un m’éperonne autour du 11 septembre, ce n’est pas un étranger ou un collègue de travail qui, par hasard, choisit mal son temps pour régler ses comptes. Non, jusqu’à maintenant les quelques rares fois ou quelqu’un s’est mis à déverser son stress sur moi, alors que j’étais affaiblie, c’était un proche. Mais oui, quelqu’un qui, centré sur ses petites affaires, est outré que je sois moins attentive à son ego pendant 10 jours. Il devrait y avoir des lois contre ce genre d’abandon, je sais.

Et ça se termine toujours avec un diagnostic de psy à cinq sous, deux différents, mais surtout qui tombent pile à côté de la source mon repli, soit une légère résurgence des symptômes liés au choc post-traumatique. Allez-y les grands psys, gâtez-vous, profitez-en, c’est comme le Jour de l’an, ça revient rien qu’une fois par année!

Quelques-uns de mes billets sur le sujet :

2008 : Le 11 septembre

2007 : Refaire surface, enfin

2007 : Rhume, palpitations et 11 septembre

2006 : 11 septembre, 11 septembre

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