La peur de Facebook

Cette semaine, je répondais à un collègue de la fonction publique qui se questionnait sur les possibilités de faire face à la des attaques diffamatoires sur Facebook. Je lui ai d’abord demandé : pourquoi sur Facebook plus que n’importe où ailleurs sur le Web? Puis, je lui ai fait remarquer que Facebook était comme un club social et qu’il existait à même le système la possibilité d’effacer un commentaire non à-propos, voire de dénoncer un usager abusif.

Oui, Facebook a le dos large : le réseau social a pris la place dans l’imaginaire collectif de la mémère du canton qui écoutait su’à ligne, du stooleux qui prenait des photos de ses voisins en arrêt de travail occuper à pelleter, pour les envoyer aux médias et ainsi leur faire perdre leurs prestations. C’est que voyez-vous, les commères et les paniers-percés n’ont pas attendus l’ère des médias sociaux pour se faire aller le clapet ou envoyer des enveloppes brunes ici et là.

Malgré cela, on parle de menace, on explique partout à qui veut l’entendre – et surtout à ceux qui souhaitent une raison de ne pas se perdre dans les médias sociaux – le danger qu’ils courent sur Facebook. Pourtant, s’il y a une chose que Facebook n’est pas, c’est un réseau ouvert. Avec les avantages que cela a pour les usagers et les désavantages en termes promotionnels que cela peut comporter (Michelle l’explique très bien ici).

Il existe sur Facebook des paramètres de confidentialité par lesquelles vous déterminez qui a accès à quelle information de votre profil. Vous pouvez aussi refuser d’être identifié sur une photo – il suffit de cliquer sur « supprimer l’identification » ou le tag – au bas de la photo. Si vous prêtez attention à vos paramètres de confidentialité, votre profil ne sera visible qu’à vos amis et vous pourrez choisir de donner ou pas certains renseignements aux abonnés qui font une recherche grâce à l’outil de Facebook. Si, malgré tout cela, vos photos se retrouvent dans les mains des médias, c’est qu’un de vos « amis » les aura envoyées…

Ne vous est-il jamais arrivé, d’être pris en flagrant délit de commérage ou encore qu’un détail de votre vie privée soit révélé de façon inopportune par une grande langue? Peut-être que oui ou sinon vous connaissez sûrement quelqu’un à qui c’est arrivé, parce que le sport de l’écorniflage est vieux comme le monde…
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Les causeuses de Camille Claudel, 1894

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