Les Dames du temps jadis

Ce matin, toujours hantée par la parole de « Pol-Nicole » Pelletier, j’ai continué inconsciemment, comme un réflexe, à me remémorer les mots de quelques femmes. Après les références plus cérébrales, comme Mary Wollstonecraft qui publia en 1792 A Vindication of the Rights of Women, je me suis surprise à citer dans ma douche, les cris de Louise Labé, « Où es-tu donc, ô âme bien aimée? ». Puis j’ai relu ces quelques vers de Labé : « Je ne souhaite encore point mourir./ Mais quand je sentirai tarir,/ Ma voix cassée, et ma main impuissante, », et ce « parler plutôt que mourir » a soudain rayonné.