Cégeps, cégeps…

Quand le Québec a orchestré la grande réforme de l’enseignement dans les années soixante, le but visé était qu’un nombre plus grand d’étudiants obtiennent un diplôme universitaire ou pré-universitaire. Quelque vingt ans plus tard, on a « réformé » le cégep une première fois, pour pallier au manque de formation des étudiants qui sortaient du secondaire. Encore une fois, on « réforme » le cégep, pour permettre à plus d’étudiants d’obtenir un diplôme. On assouplira donc les règles d’admission pour ouvrir les portes à ceux qui n’ont pas obtenu le diplôme d’études secondaires. Toujours pour hausser le taux de diplômés, ceux qui ne terminent pas leurs études auront droit à une autre forme d’attestation collégiale. Il manque de techniciens au Québec, nous avons un taux de décrochage plutôt élevé et voilà que nous nous en remettons encore au plus petit dénominateur commun. À mon avis, personne ne profitera de cela…