Actrices sans artifices

Hier soir, après avoir assisté à la présentation de Tout comme elle au CNA, ma copine Nath me propose de l’accompagner au souper de groupe avec les cinquante filles qui composent la distribution du spectacle. Déjà là, quelle chance de pouvoir rencontrer toutes ces interprètes talentueuses et parmi lesquelles certaines sont légendaires, desquelles je ne nommerai que Jeanine Sutto qui ne s’offusquerait sûrement pas de représenter l’histoire vivante du théâtre québécois.

Cela dit, notre théâtre est encore jeune et c’est avec grand plaisir que je me suis retrouvée assise à côté de Nicole Leblanc, celle du Temps d’une paix pour les télévisuels, mais pour moi la Nicole des Hauts et des bas d’une diva – créé 1974, que j’ai étudié plus tard à l’université – et de plusieurs présentations des œuvres de Michel Tremblay. Elle et Louise Laparé – la belle Louise qui coupait le souffle de Napoléon dans Les Plouffe – ont raconté des anecdotes de théâtre si comiques que les filles des autres tables venaient à tout moment demander qu’elles répètent leurs histoires. Ma foi, il y aurait eu là des moments de grande radio.

Bref, toutes ces femmes chaleureuses, vivantes et intenses, là sans leur maquillage de scène et dans leurs fringues de tous les jours valaient bien toutes les campagnes de beauté de Dove.

Je me suis bien promis d’aller voir le spectacle Les chantillons que Nathalie Derome présentera en compagnie de Frank Martel, joueur émérite de theremine.