Aimé Césaire, chemin faisant…

Aimé Césaire est arrivé au bout de son chemin à 94 ans, après avoir été maire de Fort-de-France pendant un demi-siècle. Du côté des littéraires, on le connaît pour Cahier d’un retour au pays natal, un ouvrage parût en 1939 et sur lequel s’est fondé le concept de négritude, une affirmation de la fierté noire. À la sortie de son livre, il a été remarqué par André Breton qui l’a acceuilli parmi les surréalistes et lui a dédié un texte.

On ne peut nier l’influence de Césaire et de son attachement à son pays (qui n’en est pas tout à fait un puisque la Martinique est un DOM) sur les Québécois comme Vallières qui signait quelque 30 ans tard, Nègres blancs d’Amérique. La Caraïbe ne l’oublions pas a parmi ces composantes culturelles beaucoup de similitudes avec le Québec, en ce qu’elle est francophone, issue de la colonisation française et ancrée dans cette américanité.

Stanley en parlait brièvement ce matin (la voix enourée) à la télé et faisait à peu près les mêmes liens. Mais bon, Stan et moi avons étudié en littérature avec les mêmes profs à l’université Laval. Okay, lui bien avant moi, puisque nous devons entretenir l’idée qu’il est BEAUCOUP, beaucoup plus vieux que moi…

Outre le Cahier, vous pouvez aussi voir ou revoir, La manière nègre ou Aimé Césaire chemin faisant, un film de Jean-Daniel Lafond. Si vous vous cherchez des amis qui aiment aussi les documentaires, appelez-moi, j’ai une liste de trucs à voir ou revoir…