Quand la carrière ne bouge pas

MàJ: Je dois préciser que depuis que je me suis décrétée en réflexion, je n’ai postulé que sur quelques emplois dans des organisations qui m’intéressaient au plus haut point. Et réflexion ou pas, je compte m’en tenir à cette règle de base…

Avez-vous changé de carrière? Comment vous y êtes-vous pris? Car moi, j’en suis là. Et ne me dites pas de devenir consultante ou de me partir une petite entreprise, car même les gens qui veulent mes conseils ou aimeraient collaborer avec moi me proposent la même chose que le marché du travail: « faire leurs communications » ou « donner des idées »,  sans rémunération ou mieux à mes frais.

Je donne souvent des conseils, vous aimez cela, mes collègues blogueurs approuvent parfois mes propos, souvent les enrichissent, mais en ce moment c’est de vos conseils dont j’ai besoin. J’ai pris un moment de pause de ma vie professionnelle, j’en ai profité pour terminer ma maîtrise en études des arts et faire quelques cours à HEC en vue d’obtenir mon diplôme d’études supérieures en gestion en 2010. Point besoin de vous dire que je ne ferais pas tout cela si je n’avais pas envie de changer un peu mon parcours professionnel.

J’ai commencé ma vie professionnelle dans le milieu culturel, passant de chargée de recherche, à chargée de projets (selon les contrats) en milieu muséal, puis de journaliste arts visuels à relationniste du milieu culturel. Radios communautaires, projets de la relève de Radio-Canada, jurys de festivals, publications spécialisées en arts, pendant cinq ans j’étais partout, essayant tout ce qui se présentait. Puis, comme il y avait des prêts étudiants à payer, je suis retournée là où il y avait le plus de sous à gagner : en communication. Je suis devenue relationniste et porte-parole et la spécialisation ne m’est pas apparue comme une amélioration. J’ai fait quelques retours, à la radio, à l’enseignement, aux études, au Musée, mais cela ne m’a jamais menée bien loin.

Or, avec un bacc en littérature, un certificat en histoire de l’art, un autre en pédagogie et bientôt deux maîtrises (je vous fais grâce des stages, nombreux articles etc. qui agrémentent mon cv) on ne voit que mon expérience de relationniste qui ne constitue pourtant que le tiers de ma vie professionnelle. Je tente depuis quelques semaines d’obtenir soit un poste en communication avec de nouveaux défis ou un poste de gestion-coordination dans une petite organisation. Je postule même sur des emplois payés 50% moins que mes boulots en com, dans presque tous les cas (en fait trois fois sur quatre) j’obtiens une entrevue et je comprends ensuite qu’on voulait me rencontrer pour mes compétences en communication. Outre le fait que j’ai autre chose à offrir, ce qui me surprend c’est que je suis loin d’être une vedette du domaine et Montréal croule sous les communicateurs… Alors, pourquoi ne pas me donner un autre poste?

J’avouerai aussi que si j’accepterais une baisse de salaire pour être directrice ou coordinatrice d’une petite entreprise, je ne ferais pas le même sacrifice pour un boulot en com… Enfin, je suis ou bien trop convaincante ou bien pas assez.

Qu’en pensez-vous?

2 thoughts on “Quand la carrière ne bouge pas

  1. Ping : Nadia W
  2. Voici mon histoire:

    docteur en physique, mariée, un enfant : telle était ma situation en arrivant en Suisse un beau matin du mois de janvier 1992. Quatre mois plus tard, je trouvais un emploi en qualité d’ingénieur
    Heureuse et fière d’avoir trouvé un emploi correspondant à mes qualifications, j’ai réussi non sans peine à trouver une maman de jour pour mon bébé âgé de 12 mois en la personne de l’épouse d’un collègue, infirmière de métier.
    Hélas, les circonstances ont voulu qu’ils quittent la Suisse, et la quête ardue pour trouver une maman de jour de substitution à commencé. En 9 mois, mon bébé a connu 4 mamans qui avaient à chaque fois une raison d’arrêter. Marin ne disposant pas de crèche pour les enfants de moins de 2 ans, on a fini par le mettre dans une crèche à Neuchâtel.
    Au bout d’une semaine, il souffrait d’une extinction de voix, à force de trop pleurer : la structure manquait visiblement d’effectif.
    La jeune maman que j’étais ne l’a pas supporté. Je n’avais certes pas fait toutes ces études pour rester à la maison, mais je ne pouvais en aucun cas sacrifier mon fils pour ma carrière, quelle qu’elle soit. J’ai donc commencé par demander à travailler à temps partiel ; sans succès, le métier d’ingénieur se pratiquant difficilement à mi-temps. Ce qui est compréhensible mais n’arrangeait pas mes affaires.
    On m’a dit « 100% sinon rien » ; j’ai répondu : « alors rien ! »
    Un choix forcé, dicté par les circonstances : j’étais une étrangère, fraichement débarquée, je n’avais pas d’amis, pas de famille, pas de réseau, je ne connaissais pas le tissu social, à qui demander conseil et une décision de la plus haute importance à prendre, qui plus est, dans l’urgence.
    J’ai choisi. Je ne regrette pas.
    Néanmoins, il est évident, que si c’était à refaire, au jour d’aujourd’hui, j’aurais certainement agi autrement. Des solutions existaient. Je ne les connaissais pas !
    (…)

    Je vous laisse lire la suite sur mon blog:
    http://milleetunequestions.blogspot.com/2009/10/reve-davenir_14.html

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