Vous voulez parler de cancer?

La nouvelle a été confirmée, Lhasa de Sela est morte des suites du cancer. C’est vraiment révoltant quand ça arrive à une  femme, qu’elle soit artiste ou pas. Ma cousine est morte de la même façon en 2003, au même âge, à une année près. Les funérailles avaient eu lieu le 11 septembre, deux ans après le 11-9. Six mois plus tard, sa mère mourrait aussi d’un cancer. Deux de mes tantes que j’aimais beaucoup sont mortes aussi des suites d’un cancer du sein, dont l’une au début de 2008.

C’est le genre de chose qui ne s’oublie pas, mais bon, comme elles n’étaient pas connues, à part une photo sur Flickr et une mention avec des émoticônes, ça n’a pas fait jaser. Ça arrive, on pleure, on vit avec (et avec les tests annuels de prévention). Donc, quand j’ai renvoyé la nouvelle de Sylvain Marcoux, trouvée via une autre abonnée (prise à Claude André, vous savez l’histoire de rumeurs…), c’est à ça que je pensais. Au cancer, aux affaires plates, pis aux gens appréciés qui partent trop tôt. Il y a eu une vague de regret collectif pour la jeune femme, l’artiste et de la colère contre cette foutue maladie.

Ensuite, tout s’est gâté. Ceux qui avaient repris la nouvelle se sont rétractés, les accusations de fausses rumeurs ont fusées et ainsi de suite. Si vous ne le saviez pas, sur les médias sociaux, il y a des moralistes qui donnent des leçons, qui vous expliquent ce qui peut être fait ou non. Comme bien d’autres, j’ai dû me fâcher un peu trop contre cette valse-hésitation de la rumeur non-rumeur. Alors, ceux qui savent comment utiliser les médias sociaux disent que maintenant tout est gâché, que les gens utilisent les nouvelles pour se mettre en valeur ou quelque chose comme ça. On dit aussi qu’il faudrait parler de cancer, de tristesse, plutôt que de critiquer comment la non-annonce a été faite.

Bien voilà, c’est fait, je vous ai parlé de cancer et ce n’est pas aussi facile que de critiquer les relations publiques. Mais encore là, les biens-pensants diront certainement que j’essaye de me faire un capital de sympathie. Faque rendu là, il me restera à me taire à jamais ou à dire, ah! pis allez donc tous

3 réponses pour “Vous voulez parler de cancer?”

  1. Je me le demande aussi. Je me suis même demandée si trois décennies de mal-bouffe n’étaient pas en cause ou la pilule…

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